La transformation thermique vers électrique fait trembler le monde automobile Allemand sur ses fondations.

  • par

Cela ne vous a pas échappé, nous sommes en pleine transformation des modes de combustion des voitures. Pour atteindre les objectifs de la COP21 les gouvernements pondent des lois à vitesse grand V pour réduire l’émission de Co2 et les constructeurs annonces la sortie des versions électriques de leurs modèles quasi tous les jours, car à défaut ils perdent des parts de marché.  
Une transformation digne d’un électrochoc. Considéré comme le plus important changement dans le monde de l’automobile depuis la crise du pétrole des années 70. 
 
Afin de sécuriser la transformation vers un parc majoritairement électrique, un investissement massif est nécessaire dans la construction de plusieurs usines de batterie et centres de recherche en Europe.  
Aujourd’hui les deux principaux fournisseurs se trouvent en Asie et n’arrivent déjà plus à répondre aux demandes croissantes. 
Bruxelles a donné en début du mois son accord de débloquer 3,5 miljards pour l’investissement dans un centre de recherche européenne qui devrait accompagner la transition. Des très gros investissements seront nécessaires pour assurer la production des batteries et ainsi la livraison des voitures électriques dans des délais à peu près raisonnables.  
Deux composant sont essentiels dans la production des batteries. Le Lithium et le Cobalt. Les quantités exploitées dans les mines de Lithium sont en train de diminuer et les prix augmentent. Une pénurie ne serait pas à exclure selon certaines sources. Heureusement on a le vécu du pétrole que l’on annonçait aussi une courte vie manque de ressources … 
BMW a pris les devants et a annoncé l’investissement de 540 million d’Euros dans l’achat de Lithium en Australie, correspondant à leur besoin sur la période 2020-2024. Mais ce ne sont “que” des soucis d’intendance.  
 
La médaille a un revers !  
Un effet directement lié à cette transition qui fait beaucoup de mal en Allemagne est celui des entreprises orientées “moteurs thermiques” qui mettent la clé sous la porte à tour de bras !  L’effet de cascade ne semble pas encore voir sa fin.
Jusqu’à il y a quelques mois encore sans difficultés notables. Les licenciements secs se comptent par millier. Audi, Daimler, Continental, Bosch, Jaguar, Ford … 
Depuis le début 2019 un total de plus de 30.000 personnes est comptabilisé. Les pessimistes annoncent un nombre avec 5 zéros d’ici la fin 2020.   
Pour le moment cet effet semble se limiter à l’industrie automobile Allemande. 

Que la transformation soit bonne, nécessaire, il n’y a pas de doute ! On a trop longtemps pollué notre terre comme des enfants gâtés. Mais de là de se “auto-créer” une crise économique (et donc financière) européenne (?) afin de réaliser les objectifs de la COP21.
Je pense que vous y êtes opposé aussi. Dans ce cas faire les choses un peu moins vite limitant les effets néfastes.
Je pense, afin de bien accompagner le mouvement de cette transformation et pour tenter d’éviter la vague de licenciements à sec comme actuellement le cas en Allemagne, il est indispensable de s’assurer que des formations proposées en France soient adaptées aux besoins de l’industrie. J’ose espérer que ceci a été suffisamment anticipé par tous les acteurs. 

Heureusement cette transformation a aussi du bien. Être ou devenir électricien c’est un métier de l’avenir !  
Comme exemple ceci : Chez Audi en Belgique (région Bruxelloise) ou sont fabriquées les e-Trons (voitures hybride), les spécialistes en électricité automobile sont payés 3 fois le SMIC français. 

Laisser un commentaire